La suspension des cours dans toutes les écoles du pays jusqu'au 3 avril, afin de contenir la propagation du nouveau coronavirus, a des conséquences importantes pour toute personne travaillant dans le secteur de l'enseignement. Mais cette mesure place l'enseignement primaire dans une position particulièrement difficile, estime vendredi la secrétaire générale du syndicat chrétien flamand de l'enseignement (COV), Marianne Coopman. "Les enfants des écoles primaires ne peuvent pas encore rester seuls à la maison. En quelques heures, les directeurs et enseignants doivent prendre de graves décisions sur l'organisation de leur école et de l'accueil", pointe Marianne Coopman, qui a une foule d'interrogations. "Des devoirs seront-ils donnés aux élèves ? Combien d'enfants pourront-être accueillis ? Qui va prendre en charge l'école ? Quid de l'accueil avant et après l'école ? Des mesures spécifiques sont-elles nécessaires pour l'enseignement spécialisé ? Comment l'école va-t-elle s'organiser pour garantir une protection maximale aux élèves et à l'équipe scolaire ? " "Ce n'est pas une situation normale", conclut Mme Coopman, qui appelle "chacun à prendre soin des enfants à la maison, lorsque c'est possible". Du côté francophone, la ministre de l'Éducation en Fédération Wallonie-Bruxelles, Caroline Désir, rencontre vendredi les pouvoirs organisateurs à 10h00 pour envisager la mise en œuvre des mesures annoncées, jeudi soir, sur le coronavirus. (Belga)