Faroukh Kourbanov (29 ans, 17 victoires, 2 défaites) n'avait plus boxé depuis son échec dans la conquête du titre européen des super-plumes (entre 57,152 kg et 58,967 kg) contre le Français Samir Ziani, vainqueur aux points, le 26 octobre 2019 à Agen. Cela s'est d'ailleurs vu, lors de sa rentrée à huis clos, samedi à L'Emergence XL, mais ne l'a pas empêché de signer une belle prestation, où il n'a en effet pratiquement manqué que le k.o. Et encore, puisqu'il avait accepté de se produire dans une catégorie supérieure, en super-légers (entre 61,237 et 63,503 kg), à cette occasion ! Il faut dire que le Serbe Marko Petrovic, capable de lui offrir une belle et intéressante réplique, mais pas de réellement l'inquiéter (59-55, 59-55, 60-55), à condition de rester vigilant, comme cela a été le cas, était vraiment l'adversaire idéal pour une rentrée.Kournabov se produira encore le 6 février au Hall Omnisports de Grivegnée contre l'Italien Nicola Henchiri, en espérant qu'il s'agira du dernier combat avant un autre championnat d'Europe. Ziani vise en effet désormais une ceinture mondiale, et le classement européen de Kourbanov (EBU 5) l'autorise à espérer s'attaquer au titre vacant. Un seul des cinq combats Elites à l'affiche rue du Sceptre n'a pas été au bout. Le plume (entre 55,338 et 57,152 kg) Gegham Éloyan (28 ans, 5 victoires, 1 défaite) a en effet mis le Nicaraguayen Johnson Tellez (28 ans, 10 victoires, 55 défaites, 5 nuls), qu'il avait déjà envoyé à terre au premier round, k.o, après 2 minutes et 15 secondes, au second. Mais s'il avait été plus expérimenté, Ibrahima Diallo, 22 ans, qui débutait en pros chez les welters (entre 63,503 kg et 66,678 kg), en aurait sans doute fait autant face au vaillant Nicaraguayen Rafael Castillo. Nonobstant quelques erreurs de jeunesse bien compréhensibles à son âge, la démonstration de l'élégant fils de l'ancien poids moyen et actuel directeur technique francophone Bea Diallo, qui a toujours en point de mire les qualifications olympiques de juin en Italie, a en effet été quasi parfaite. Mais Castillo, comme le 5 décembre à Wavre contre l'Irlandais Eric Donovan, est resté debout jusqu'au dernier coup de gong, qu'il a néanmoins été soulagé d'entendre enfin résonner dans la salle vide. Le pointage des juges (Manuela Liberato, Pascal Montulet et Angel Garcia), trois fois 60-54, en dit long sur la physionomie de ce combat spectaculaire, mais à sens unique. Le welter Mohamed El Marcouchi (26 victoires, 2 défaites) a eu un peu plus de mal (80-72, 77-75, 78-74) face à l'Argentin Damian Leonardo Yapur, le seul combat en huit rounds de la réunion, comme cela avait déjà été le cas contre Angelo Turco le 9 octobre à Roosdaal. S'il y en avait eu, on aurait dit que le spectacle offert au public par les deux boxeurs valait le déplacement... Enfin le welter Sohaib El Sialiti (24 ans, 5 combats, 5 victoires) a comme prévu également dû se contenter d'une victoire aux points (trois fois 60-54) face au Serbe, Dimitrije Djordjevic (23 ans, 1 victoire, 27 défaites, 3 nuls), toujours battu mais une seule fois compté dix. (Belga)