L'ex-dirigeante birmane Aung San Suu Kyi, renversée par un coup d'Etat le 1er février, a été inculpée lundi pour deux nouvelles infractions, a-t-on appris auprès de son équipe d'avocats.Elle est désormais poursuivie pour avoir violé une loi sur les télécommunications et pour "incitation aux troubles publics", a détaillé l'avocat Nay Tu. Aung San Suu Kyi, tenue au secret depuis son arrestation, était déjà poursuivie pour avoir importé illégalement des talkies-walkies et pour ne pas avoir respecté des restrictions liées au coronavirus. Aung San Suu Kyi comparaît lundi en vidéoconférence devant la justice. Son avocat Khin Maung Zaw qui voyait pour la première fois sa cliente, n'étant toujours pas autorisé à la rencontrer, a indiqué qu'elle semble "en bonne santé". Cette audience a lieu au lendemain de la journée de répression la plus meurtrière depuis le coup d'Etat. Au moins 18 personnes ont été tuées dimanche, selon les Nations Unies qui se basent sur "des informations crédibles". Les vagues d'arrestations se poursuivent, par ailleurs. Plus de 1.100 personnes ont été interpellées, inculpées ou condamnées depuis le coup d'Etat, selon l'AAPP, une ONG d'assistance aux prisonniers politiques. Malgré la peur des représailles, les contestataires étaient de nouveau dans les rues lundi et les tensions étaient vives. (Belga)