Après les analyses de l'Agence spatiale européenne qui ont démontré que la pollution au dioxyde d'azote (NO2) au-dessus des grands villes chinoises avait diminué de 30 à 50% par rapport à la même période l'an dernier, c'est désormais au tour du dioxyde de carbone (CO) d'être passé au crible. Les observations de la mission IASI indiquent qu'en février les concentrations en CO ont diminué de 10 à 45% dans toute la région entre Wuhan et Pékin. Un impact est aussi visible en Italie, bien que la période étudiée soit trop courte pour rendre l'analyse solide, indique mercredi l'Université libre de Bruxelles (ULB). La qualité de l'air peut remercier la mise en quarantaine de plusieurs villes voire régions puisque les principales sources de polluants sont liées au trafic routier et aux émissions industrielles. Habituellement, "cette période est la plus propice à la pollution atmosphérique car les centrales au charbon tournent à plein régime et émettent du CO en masse, un gaz incolore et inodore qui persiste plusieurs semaines dans l'atmosphère et peut donc se déplacer sur des centaines de kilomètres", explique Cathy Clerbaux de la faculté des Sciences de l'ULB. "Mais cette année, et pour la première fois depuis 2008, nous observons une diminution significative des polluants dans toute la Chine du Nord." Depuis la mi-janvier, plusieurs villes chinoises sont en quarantaine en raison du virus covid-19. Le niveau de production est bas depuis des semaines dans plusieurs villes industrielles. (Belga)