Les commerçants de feux d'artifice ne comprennent pas l'interdiction de l'utilisation de leurs produits dans le milieu privé. Dans un communiqué transmis dimanche, ils dénoncent une mesure ni "justifiée, ni justifiable".Depuis le mois de mars, le secteur des magasins de fêtes accuse une baisse moyenne de 80% de leur chiffre d'affaires, soulignent les commerçants de feux d'artifice, qui se sont rassemblés pour défendre leurs intérêts. Et l'année 2021 ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices, avec l'annulation de plusieurs carnavals et autres événements. Si le secteur dit comprendre la majorité des mesures prises pour enrayer la propagation du nouveau coronavirus, dont l'interdiction de rassemblement et l'utilisation de feux d'artifice sur la voie publique, il ne saisit pas le raisonnement qui conduit à une interdiction des artifices dans le milieu privé. "La corrélation entre la propagation du virus et l'utilisation sur terrain privé des artifices de joie paraît inexistante. (...) Il paraît surprenant d'interdire l'utilisation privée des feux d'artifice (dans son jardin, sa propriété privée) en le justifiant par le fait de ne pas saturer nos hôpitaux déjà surchargés" alors que, selon le secteur, l'utilisation privée d'artifices cause chaque fin d'année une vingtaine d'accidents seulement, "dont une partie importante causée par des artifices illicites et vendus illégalement par des personnes ne possédant pas de commerces agréés". Le secteur pointe également que l'utilisation privée de feux d'artifice est autorisée dans des pays limitrophes comme la France et le Luxembourg et qu'il est impossible de contrôler strictement que les Belges ne traversent pas la frontière pour s'approvisionner. (Belga)