Les groupes de pression souhaitant rencontrer des responsables du Conseil de l'Union européenne, institution représentant les Vingt-Sept, devront s'inscrire sur un registre, déjà utilisé pour la Commission et le Parlement européen, selon un accord trouvé mardi."Nous sommes engagés ensemble à une plus grande transparence. Et cela va devenir obligatoire, cela ne sera plus quelque chose de plus ou moins volontaire", a déclaré le secrétaire d'Etat allemand aux affaires européennes Michael Roth, dont le pays assume la présidence semestrielle du Conseil jusqu'à la fin décembre. Les rencontres avec les ambassadeurs du pays exerçant la présidence tournante de l'UE et de celui qui lui succède seront soumises à l'inscription sur ce "registre de transparence", a précisé le responsable allemand lors d'une conférence de presse à l'occasion de cet accord entre les trois institutions. Les Etats membres peuvent décider de rendre publiques des réunions -ce qui constitue une obligation pour des membres de la Commission et du Parlement-, selon la présidence allemande. Selon l'accord trouvé, les contacts soumis à une inscription obligatoire seront les rencontres physiques et les vidéoconférences, mais pas les coups de fil. Des exceptions sont aussi prévues, notamment pour les "rencontres spontanées" à l'initiative des institutions. Les représentants de groupes d'intérêt devront déclarer leurs objectifs, les clients qu'ils représentent. Le registre, qui était depuis 2011 commun à la Commission et au Parlement européens, répertorie les organisations qui cherchent à influencer le processus législatif et de mise en oeuvre des politiques européennes. Il compte actuellement plus de 12.000 entités. Depuis 2014, les commissaires européens, membres de leurs cabinets et les directeurs généraux doivent rendre publics tous leurs contacts avec les groupes de pression. En janvier 2019, le Parlement a modifié son règlement pour renforcer la transparence, prévoyant que les députés européens exerçant des fonctions de rapporteur ou de président de commission publient en ligne toutes les réunions prévues avec les représentants d'intérêts. L'accord annoncé mardi doit désormais faire l'objet d'une adoption formelle par chaque institution avant d'entrer en vigueur. (Belga)