La Commission européenne va soutenir financièrement les Etats membres pour qu'ils réalisent davantage de séquençage génomique du coronavirus. Parallèlement, le but est de parvenir à faire une analyse de séquençage sur 5% des tests positifs de la population, pour détecter plus rapidement de nouveaux variants du virus et l'importance de leur propagation parmi les citoyens.Il s'agit d'actions clés d'un nouveau "plan" de l'exécutif européen pour que les 27 soient, ensemble, mieux préparés pour la suite de la pandémie, avec son lot attendu de nouveaux variants et le potentiel besoin de vaccins adaptés, à produire en grandes quantités. La Commission l'a présenté mercredi sous le nom d'"incubateur HERA", tout en précisant qu'il servira de base, au-delà de la pandémie actuelle, au fonctionnement de la nouvelle autorité chargée d'anticiper les situations d'urgence sanitaire: l'HERA (European Health Emergency Preparedness and Response Authority). Ursula von der Leyen, présidente de la Commission, avait annoncé son intention de créer une telle autorité en septembre dernier, plaidant pour une "Europe de la Santé" dotée de son équivalent de la Barda américaine (autorité US pour la recherche et le développement avancée dans le biomédical). L'UE entend ainsi tirer les leçons des premiers mois de la pandémie. "De nouveaux variants continuent d'apparaître et l'accroissement de la production de vaccins se heurte à des difficultés", observe la Commission. L'autorisation des vaccins par l'EMA (Agence européenne des médicaments) avait déjà été accélérée avec la procédure de "rolling review", un examen en continu du candidat-vaccin. Mais face aux pays tiers ayant choisi d'autoriser des produits pour usage d'urgence, l'UE a accusé un retard de quelques semaines, avec ses autorisations conditionnelles de mise sur le marché nécessitant une évaluation scientifique complète. Pour la suite, il faut que ça aille plus vite: la Commission annonce donc qu'elle va "adapter le cadre réglementaire" pour que les adaptations de vaccin aux variants puissent être approuvées "sur la base d'un ensemble plus restreint de données complémentaires soumises en continu à l'EMA". Elle annonce envisager aussi une "nouvelle catégorie d'autorisations d'urgence" des vaccins. (Belga)