Les programmes apportant un soutien vital aux enfants libérés de plusieurs groupes armés du Soudan du Sud pourraient être contraints de se terminer prématurément si les fonds nécessaires ne sont pas fournis, avertit l'Unicef à l'occasion de la journée internationale des enfants soldats. L'agence onusienne indique par ailleurs que plus de 170.000 violations graves contre les enfants ont été enregistrées lors de conflits, au cours de la dernière décennie. Pas moins de 900 enfants sont déjà enregistrés dans le programme de réintégration d'enfants soldats au Soudan du Sud. Celui-ci, d'une durée de trois ans, prévoit un soutien psychosocial, des services d'éducation, l'accompagnement par un travailleur social dédié et d'autres soins pour aider les enfants à reconstruire leur vie. Son coût s'élève à environ 1.800 euros par enfant. L'Unicef, qui prévoit d'aider quelque 2.100 enfants en 2020, estime avoir besoin de 3,9 millions d'euros afin de couvrir les nouvelles libérations ainsi que l'inscription aux programmes de réintégration et la poursuite de ces derniers pour les enfants récemment libérés. Depuis 2015, ce plan a permis d'aider 3.677 jeunes qui étaient utilisés par les forces armées au Soudan du Sud. L'agence prévient que le projet, en manque de financement depuis plus d'un an, risque d'être suspendu si de nouvelles ressources ne sont pas mises à disposition. Elle exhorte la communauté internationale, en particulier l'Union européenne, la France, l'Allemagne, la Norvège, la Suède, le Royaume-Uni, les États-Unis et le Canada à prendre l'initiative d'assurer un avenir aux enfants les plus vulnérables et à aider à bâtir un avenir stable et pacifique dans le pays. (Belga)