La consommation actuelle d'Internet fixe s'élève à 40% de plus que l'utilisation moyenne de la période du 2 au 6 mars, prise comme référence, indique jeudi l'Institut belge des services postaux et des télécommunications (IBPT). La consommation Internet a grimpé dès le 13 mars, avec les premières mesures de restrictions, la fermeture de l'horeca et des écoles. Elle a augmenté jusqu'au premier jour du confinement, le 18 mars, qui marque une légère baisse de la consommation. L'utilisation d'Internet fixe recommence ensuite à monter graduellement, pour atteindre un pic le 21 mars, 65% au-dessus de son niveau habituel. Dès le lendemain, en effet, Netflix abaissait la qualité de ses vidéos, répondant à une demande de la Commission européenne. D'autres opérateurs de streaming, comme YouTube ou Amazon Prime Video, ont pris des mesures similaires. À partir de ce moment, la consommation se stabilise aux alentours de 40% au-delà de la normale. "Nous avons constaté une consommation importante qui se maintenait tout au long de la journée, et pas seulement en soirée comme c'est habituellement le cas", ajoute l'opérateur Proximus. Les Belges ont téléphoné beaucoup plus que d'habitude lors de l'annonce des mesures de confinement. Le nombre d'appels sur des téléphones mobiles a ensuite diminué d'environ 20%, mais les conversations se sont allongées de près de 20%. Sur ligne fixe, le nombre d'appels reste similaire aux chiffres d'avant la crise, mais ils sont eux aussi nettement plus longs, de 40% environ. Les Belges ont plus souvent décroché leur téléphone quand des mesures supplémentaires ont été annoncées et sont entrées en vigueur, observe le régulateur. L'utilisation des données Internet mobiles n'a quant à elle pas changé depuis le début de la crise. (Belga)