La campagne de recrutement des futurs astronautes européens s'est ouverte avec le lancement mercredi d'un site de l'Agence spatiale européenne (ESA) pour recueillir les candidatures.Les candidats ont jusqu'au 28 mai pour déposer leur dossier en ligne (jobs.esa.int), avant le démarrage de la procédure de sélection, qui s'achèvera en octobre 2022 avec l'embauche de quatre à six futurs astronautes. Première mondiale, l'ESA propose une procédure parallèle de recrutement d'astronaute en situation de handicap physique, touchant les membres inférieurs ou ayant une très petite taille. Ils participeront à une étude de "faisabilité" sur l'accès des vols spatiaux aux "parastronautes". Les candidats doivent avoir un master dans un domaine scientifique, ou un diplôme de médecine, et trois ans d'expérience professionnelle. La limite d'âge est de 50 ans. Il faut parler parfaitement l'anglais, et la maîtrise d'une deuxième langue est un atout. Il faut aussi fournir un certificat médical du type exigé pour la profession de pilote. La procédure de sélection, qui consiste en six séries d'examens dont chacune est éliminatoire, est "longue et prendra plus d'un an", précise l'agence sur son site. Après un premier tri des candidatures, les postulants passeront des tests cognitifs, techniques et de personnalité. Viendront ensuite des évaluations psychométriques, puis de nouveaux tests médicaux. Et enfin deux séries d'entretien dont la dernière avec le directeur de l'ESA, Joseph Aschbacher. La précédente promotion d'astronautes, celle de 2008, avait vu sept heureux élus, dont Thomas Pesquet, pour plus de 8.000 candidats. "On s'attend à encore plus de candidats cette fois", avait déclaré Guillaume Weerts, responsable de la gestion du centre des astronautes européens de l'Agence spatiale européenne (ESA), lors de l'annonce du lancement de la campagne le 16 février dernier. Les jeunes recrues auront vocation à voler dans un premier temps vers l'ISS, et, à l'avenir, à participer aux futures missions lunaires. Le corps d'astronautes européen compte actuellement sept membres. Pour la première fois, l'ESA va créer un "corps de réserve", en parallèle, au cas où de nouvelles occasions de vols, moins longs, se présenteraient. (Belga)