La Cour constitutionnelle se prononcera peut-être encore dans l'année sur la constitutionnalité des empreintes digitales enregistrées sur la carte d'identité électronique (eID), indique lundi le militant de la protection de la vie privée et juriste Matthias Dobbelaere-Welvaert, qui a collecté des fonds pour porter le dossier devant la justice. L'émission des nouvelles cartes d'identité a démarré au début de l'année. L'Autorité de protection des données (APD) avait pourtant émis un avis négatif sur cette mesure de l'ex-ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA). Le recours avait été introduit en mars. Il semble que la Cour prendra une décision dans l'année, a affirmé le militant. "En attendant, le nombre de communes à l'essai s'étend sensiblement et le gouvernement avance sous l'impulsion du cabinet De Crem", constate-t-il. "Il est crucial que la Cour constitutionnelle puisse d'abord examiner cette mesure avant que tous les Belges ne soient obligés de céder leurs empreintes digitales." L'activiste estime que la loi est disproportionnée par rapport à ses bénéfices éventuels. "Nous n'avons de plus jamais reçu de chiffres pour appuyer cette mesure", dénonce le juriste. Sa campagne "Stop l'empreinte digitale" a permis de récolter plus de 25.000 euros auprès d'un millier de donateurs, qui entendent faire annuler la mesure. (Belga)