La Chine a décidé mardi de confiner par précaution cinq millions d'habitants d'une ville limitrophe de Pékin après un cas de coronavirus, les autorités tentant d'endiguer rapidement de petits foyers apparus près de la capitale.Le pays a largement contenu le Covid-19 sur son sol, avec zéro mort depuis mai. Régulièrement confrontée à de petits foyers, elle les traite rapidement avec des confinements, des dépistages massifs et des restrictions aux déplacements. Mais la province du Hebei (nord), qui entoure la capitale Pékin, a fait état ces dernières semaines de 560 personnes positives au nouveau coronavirus (dont 234 asymptomatiques), entraînant une vague de restrictions et de confinements préventifs. Les habitants de Langfang, une ville manufacturière de 4,9 millions d'habitants limitrophe de Pékin, ne peuvent ainsi plus quitter depuis mardi les frontières de leur commune, sauf nécessité absolue. La mesure est en place pour sept jours. "Toutes les réunions familiales doivent être annulées (...), les mariages reportés et les cérémonies funéraires simplifiées jusqu'à ce que la situation épidémique se calme", a indiqué la mairie dans un communiqué. L'ensemble des 4,9 millions d'habitants sera dépisté, ont indiqué les autorités sanitaires de Langfang, après la découverte d'un cas positif dans un des cantons sous la juridiction de la ville. La grande ville de Shijiazhuang (11 millions d'habitants), capitale de la province du Hebei, est considérée comme l'épicentre du récent foyer de Covid-19. La semaine dernière, les autorités locales ont mis en place un confinement, lancé un dépistage massif de l'ensemble de la population, fermé les écoles et les moyens de communication (autoroutes, aéroport, trains, autocars longue distance). Les sept millions d'habitants de la ville de Xingtai, également dans la province du Hebei, ont eux aussi interdiction de sortir des frontières de leur commune depuis vendredi. Depuis octobre, des provinces du nord de la Chine font régulièrement état de cas de Covid-19. Malgré le nombre très limité de contaminations par rapport à plusieurs autres pays, les autorités réagissent rapidement avec de strictes restrictions. La Chine tente d'éviter tout emballement des infections à l'approche des vacances du Nouvel an lunaire (11-17 février), qui voient chaque année des centaines de millions de Chinois prendre d'assaut les transports pendant plusieurs jours voire plusieurs semaines. (Belga)