La Commission communautaire française (Cocof) contribuera activement au cours des prochains mois au plan de relance concocté par les institutions bruxelloises et en particulier la Région, a indiqué vendredi la ministre-présidente de l'institution francophone bruxelloise, Barbara Trachte. Mme Trachte (Ecolo) s'exprimait dans le contexte de la lecture de la Déclaration de politique générale pour cette institution et du débat ouvert à ce propos. Elle a rappelé le rôle non-négligeable que celle-ci avait à jouer dans la lutte contre la pandémie à travers les compétences qu'elle exerce au profit du millions de francophones de la capitale (e.a. formation professionnelle, aide aux personnes handicapées, cohésion sociale, lutte contre les discriminations, égalité des chances, médiation de dettes, culture, etc.) "La Cocof est bien plus qu'une souris", a dit Mme Trachte, soulignant, en guise de démonstration, que le gouvernement régional lui avait accordé une dotation supplémentaire de 14 millions d'euros dans le budget initial de l'année en cours, soit avant l'éclatement de la crise liée à la pandémie. De plus, l'exécutif régional s'est accordé pour lui octroyer une provision de 18,3 millions lors de la première vague de la pandémie, pour compenser les pertes attendues de recettes et garantir les emplois qui dépendent de l'entité francophone bruxelloise, mais aussi les subventions promises aux secteurs qui y sont liés. Au début du mois de juillet, il a par ailleurs réservé six millions d'euros pour permettre à la Cocof de participer activement au plan de relance. En 2021, ce montant sera de 9,6 millions d'euros, a dit Mme Trachte. Selon celle-ci, ce montant sera consacré au renforcement de la lutte contre la violence faite aux femmes, de l'aide alimentaire, des aides à la médiation de dette, de l'aide à domicile, de celle aux personnes handicapées de grande dépendance souffrant de troubles du comportement, de l'offre de soins en santé mentale, des acteurs de la cohésion sociale, de la lutte contre la fracture numérique. Les places de répit pour les enfante et adultes en centre d'hébergement seront renforcées. Le tout, sans compter les 30 millions d'euros destinés à financer, progressivement, d'ici la fin de la législature, l'accord sur le non-marchand, sachant que près de 10.000 travailleurs de ce secteur dépendent des dispositifs de la Cocof. (Belga)