Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a ordonné un soutien accru aux habitants de la ville frontalière de Kaesong, confinée en raison des craintes liées à la pandémie de coronavirus. Le dictateur aurait, selon les médias officiels, débloqué "de la nourriture et de l'argent" afin de "stabiliser la vie des habitants". Il est impossible de savoir exactement à quel point la situation est critique dans cette ville d'environ 300.000 habitants, située près de la frontière avec la Corée du Sud. Pyongyang avait imposé des mesures d'urgence à la fin du mois de juillet après l'arrivée d'un homme ayant franchi la frontière du pays voisin et présentant des symptômes du coronavirus. La Corée du Nord a longtemps maintenu qu'aucun cas de Covid-19 n'avait été signalé sur son sol et il est n'est pas certain que l'homme qui a franchi la frontière ait réellement propagé le virus. La Corée du Sud souligne que rien ne prouve que l'homme ait été infecté avant de traverser la frontière. En effet, certains analystes pensent que le virus circulait déjà en Corée du Nord mais l'arrivée de cet homme permettrait néanmoins d'accuser la Corée du Sud d'être responsable de l'épidémie. Selon certaines informations, le transfuge avait auparavant fait défection de la Corée du Nord vers le sud, mais y est revenu après avoir été accusé de viol. (Belga)