La ligne prévention Suicide à l'intention des indépendants lancée ce mercredi par la ministre wallonne de l'Emploi et de la Santé, Christie Morreale, est une bonne chose, estime le Syndicat neutre pour Indépendants (SNI). "Quelque 55% d'entre eux se disent très stressés contre 10% avant la crise", d'après une enquête menée auprès de 738 entrepreneurs. Les conseillers du SNI ont d'ailleurs fait face aux appels d'indépendants qui exprimaient clairement leurs pensées suicidaires, rapportent-ils. "Les indépendants souffrent en particulier des implications financières pour leur entreprise. Ils estiment par ailleurs que la mauvaise communication autour des mesures de soutien et leur paiement tardif ainsi que les lourdeurs administratives pour obtenir ce à quoi ils ont droit constituent également des facteurs qui leur pèsent psychologiquement." Beaucoup ont aujourd'hui encore un chiffre d'affaires inférieur de 50% par rapport à la normale, souligne le syndicat. "Au plus fort de la crise, 52% des entrepreneurs avaient des problèmes de liquidité. Aujourd'hui, c'est encore le cas pour un sur trois." La fatigue, le découragement et l'angoisse sont cités comme principaux symptômes de leur mal-être. Le SNI "constate cependant que, dans l'ensemble, les mesures de soutien ont bien joué leur rôle" mais souligne qu'un cinquième des commerçants redoute l'avenir. "On s'attend à une augmentation des faillites: 20% des commerces, 25% de l'Horeca et plus de 30% de l'événementiel/culturel risquent la faillite sans mesures supplémentaires de soutien", conclut la présidente du SNI Christine Mattheeuws. (Belga)