Le secteur de la culture soutient les femmes qui ont dénoncé le harcèlement opéré par le producteur de télévision flamand Bart De Pauw et le fait savoir lundi dans une lettre ouverte. "Elles sont les seules à pouvoir décider si et quand leurs limites ont été franchies", affirme le texte.La lettre dénonce des "réactions inappropriées, blessantes et dégradantes", qui accusent les femmes concernées de chercher argent et attention. "Ces réponses sont ancrées dans notre culture, où il est normal que les limites des femmes soient minimisées, ignorées et franchies. Cela arrive continuellement et nous ne pouvons l'accepter", écrivent les auteurs. "Nous sommes indignés et profondément affectés. C'est pourquoi nous ne voulons plus nous taire." "Concernant les affaires judiciaires en cours, nous ferions mieux de parler avec prudence et nuance. Seules les personnes impliquées savent ce qui s'est passé. Le tribunal est seul à juger", précisent-ils. "Ce qui nous importe, c'est la manière dont nous en parlons. Cela dit quelque chose sur qui nous sommes et ce que nous représentons. Après les âneries lancées sur nos collègues ces dernières semaines, nous voulons faire entendre notre voix." L'initiative vient des acteurs et metteurs en scène Griet Dobbelare, Dominique Collet, Marieke Demunck, Wannes Gyselinck, Ans Van den Eede, Louise Van den Eede et Michiel Soete. Le document n'indique pas les noms des signataires, mais bénéficie d'un large soutien. Un appel a été lancé sur un groupe Facebook fermé pour le diffuser sur les réseaux sociaux avec le hashtag #streepinhetzand ("ligne dans le sable"). (Belga)