La Fédération de l'industrie alimentaire belge, la Fevia, demande samedi que le plan en cours d'élaboration pour soutenir l'horeca tienne compte des fournisseurs. "Toute une chaîne se cache derrière le secteur", argumente la fédération, après la décision vendredi soir du Comité de concertation de fermer les cafés et les restaurants pendant quatre semaines. Les mesures de soutien annoncées sont "vitales", souligne la Fevia. "Mais l'impact va plus loin et touche également les nombreuses entreprises de l'industrie alimentaire belge qui fournissent toutes sortes de produits alimentaires et de boissons au secteur", souligne-t-elle. "Les entreprises alimentaires belges risquent de perdre jusqu'à 320 millions d'euros de chiffre d'affaires par mois en raison des mesures, en plus de l'impact qu'elles ressentent déjà depuis le début de la crise du coronavirus", s'alarme l'organisation sectorielle. La fédération préconise donc un plan de soutien global qui protège l'ensemble de la chaîne, "afin de garder la tête hors de l'eau" et "d'éviter autant que possible les pertes d'emplois". Concrètement, la Fevia réclame d'étendre et de prolonger le chômage temporaire pour force majeure et une "flexibilité" dans le paiement des cotisations sociales et fiscales. L'organisation souhaite enfin un assouplissement des critères de financement et de règlement de la garantie d'État pour les PME, le plan "bazooka". (Belga)