La France est entrée mardi en "état d'urgence sanitaire" pour deux mois, un régime qui encadre le confinement et d'autres mesures restrictives des libertés. Le Parlement avait adopté dimanche ce texte "d'urgence pour faire face à l'épidémie de Covid-19", publié mardi au Journal officiel. Il prévoit ce nouveau régime d'"état d'urgence sanitaire", sur le modèle de l'état d'urgence prévu par une loi de 1955, et activé après les attentats de novembre 2015 à Paris, qui avaient fait 130 morts. Des parlementaires d'opposition ont critiqué des restrictions "larges" des libertés et un "pouvoir colossal" accordé au gouvernement, face au coronavirus qui a tué au moins 860 personnes en France. Le nouveau régime d'exception prévoit des mesures limitant la liberté d'aller et venir, de réunion et d'entreprendre. La violation des règles de confinement est punie d'une amende de 135 euros, 1.500 euros en cas de récidive "dans les 15 jours" et dans le cas de "quatre violations dans les trente jours", le délit est "puni de 3.700 euros d'amende et six mois de prison au maximum". Le président Emmanuel Macron a imposé il y a une semaine que les déplacements des Français soient "fortement réduits pour 15 jours au moins" afin de "limiter au maximum les contacts" et lutter contre l'expansion du coronavirus. (Belga)