En réaction aux débordements de mardi à l'athénée royal André Thomas à Forest, le mouvement de jeunesse JOC (Jeunes organisés et combatifs) Bruxelles, ainsi que les groupes Nouvelle Voie Anticoloniale et Campagne stop répression ont dénoncé mercredi le choix de la direction de recourir à la police.C'est la remise des horaires d'examen qui aurait déclenché le mouvement de protestation. Les élèves voulaient dénoncer la mauvaise gestion de l'école, qui avait déjà fait l'objet de plusieurs critiques, ainsi que l'état de leurs locaux. Un groupe composé d'une cinquantaine d'élèves s'était retranché dans le réfectoire. Dans son communiqué, la JOC et les deux groupes qui lui sont liés s'interrogent : "comment pouvons-nous prétendre préparer nos jeunes à une citoyenneté responsable quand on leur envoie la police alors qu'ils revendiquent simplement le droit à un enseignement de qualité ? " Le recours aux forces de police leur apparaît comme un mouvement de force et d'autorité qui ne devrait être utilisé qu'en dernier recours. Ils estiment que la décision de la direction a exposé les élèves à des violences physiques et psychologiques, les jeunes leur ayant rapporté que des policiers auraient usé de techniques d'immobilisation et certains de coups de matraque. Ils soulignent que des élèves se sont rendus à l'hôpital, sans pouvoir affirmer si ces visites médicales étaient liées au choc psychologique ou à des violences physiques. "L'usage de la matraque n'est pas mentionné dans le rapport de l'intervention", a affirmé Kathleen Calie, porte-parole de la zone de police Bruxelles-Midi. "Aucun coup porté n'a été signalé". Selon elle, une enseignante ainsi qu'un ou deux élèves auraient fait une crise d'angoisse en réaction aux événements et auraient été emmenés en conséquence à l'hôpital. La JOC Bruxelles pointe, plus généralement, les inégalités de l'enseignement secondaire en Belgique et dénonce les nombreux problèmes d'insalubrité dans les écoles bruxelloises. (Belga)