La loi qui régule l'usage de la cigarette électronique "peut encore être adaptée" car elle est "encore trop vague. Elle n'impose des restrictions qu'au sujet de la présence de nicotines dans les e-liquides. D'autres substances ne sont pas explicitement interdites et nous les retrouvons donc encore souvent", rapporte jeudi l'Institut de santé publique Sciensano."Il s'agit d'impuretés de la nicotine, de composés organiques volatils et des exhausteurs de goût diacétyle et acétyl propionyl. Ces derniers sont sans danger dans l'alimentation mais ils peuvent s'avérer nocifs lorsqu'ils sont inhalés pendant de longues périodes", a précisé Sophia Barhdadi, chercheuse à Sciensano, sur la base d'analyses d'échantillons. Au total, l'institut a analysé 246 e-liquides datant d'avant (2013-2016) et d'après (2017-2018) la Tobacco Product Directive (TPD) européenne révisée et l'implémentation de celle-ci dans l'arrêté royal (AR) du 28 octobre 2016. Il s'est également avéré qu'il y avait "davantage d'impuretés dans les e-liquides vendus en ligne. Les e-liquides que nous avons achetés dans des vapoteries officielles étaient de meilleure qualité", a souligné Mme Barhdadi. Sciensano souligne toutefois que l'AR de 2016 a permis l'amélioration de la qualité des e-liquides, notamment des informations plus correctes sur les étiquettes relatives à la nicotine, l'absence de composé organique volatil (COV) (contre 10% en 2016) et la diminution de la caféine et des exhausteurs de goût. (Belga)