Le télétravail est devenu la norme depuis un an en raison de l'épidémie de coronavirus, ce qui aura des conséquences sur le long terme. Un mélange de travail au bureau et à domicile se profile mais cette hybridation doit être bien réfléchie et ne pas être considérée comme naturelle, met en garde jeudi Idewe, service externe de prévention et de protection au travail.Idewe a lancé un outil en ligne, OptiDesk, qui permet aux télétravailleurs d'évaluer leur poste de travail. Il en ressort que travailler chez soi est épuisant. Trois quarts des télétravailleurs éprouvent au moins une plainte psychosociale ou physique grave, avertit le service de prévention. "Les plus frappantes sont l'épuisement et les douleurs au niveau du dos et de la nuque. L'anxiété, le stress et l'influence négative du travail sur la vie privée sont également assez fréquents", détaille Idewe dans un communiqué. Le service préconise dès lors de ne pas considérer le travail hybride comme naturel. Il faut réfléchir "attentivement" à sa mise en place "à partir d'une vision bien réfléchie, avec une attention portée au bien-être de tous. Alors que le télétravail devient une réalité à long terme, des aspects tels que la configuration du poste de télétravail et l'interaction professionnelle et humaine appropriée avec le télétravailleur sont plus importants que jamais", plaide Lode Godderis, CEO d'Idewe. Le travail hybride implique également un retour au bureau, qui est aussi "une question sensible". Après la pandémie, tout un chacun ne voudra pas nécessairement retourner au boulot et ceux qui y reviendront ne fonctionneront pas comme avant. "Seuls les employeurs qui préparent dès maintenant un lieu de travail post-coronavirus à l'épreuve du temps peuvent garantir au maximum le bien-être de leurs collaborateurs", conclut M. Godderis. (Belga)