Par sa présence à la COP25, qui s'ouvre demain/lundi en Espagne, la nouvelle présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, entend souligner l'importance, pour l'Union européenne, de la lutte contre les changements climatiques et de la transition vers une économie durable. "Nous voulons être précurseurs et le rester", a-t-elle déclaré dimanche, à la veille de l'ouverture de la Conférence des Nations unies pour le climat.Lundi, Ursula von der Leyen et Charles Michel, le nouveau président du Conseil européen, seront présents à Madrid afin de montrer au monde que l'Europe souhaite continuer à jouer un rôle crucial dans le débat sur le climat. Une ambition qui se traduira, dans les semaines à venir, par un "Green Deal" - un pacte vert - européen. "D'ici 2050, nous voulons être le premier continent neutre pour le climat", a rappelé Ursula von der Leyen qui compte sur le soutien de tous les Etats membres. "Nous sommes tous conscients de l'urgence. Nous avons vu la sécheresse des deux dernières années, les phénomènes météorologiques. Ils ne sont pas neufs mais ils n'ont jamais eu une telle intensité, ni une telle fréquence", a poursuivi la présidente de la Commission. Celle-ci voit également dans ce 'Green deal' des avantages économiques. "Mon objectif, c'est de faire de ce pacte vert notre nouvelle stratégie de croissance. Nous pouvons être un modèle d'innovation dans les technologies dont le monde aura besoin. A l'heure actuelle, l'UE représente déjà 40% des brevets dans le domaine des énergies renouvelables", a ajouté Mme von der Leyen. "Mais la transition doit être équitable pour tout le monde", a-t-elle concédé alors que plusieurs pays européens, dont la Pologne, sont encore fortement dépendants des énergies fossiles. "Nous travaillons à un mécanisme de transition nous permettant de trouver cet équilibre", a assuré Ursula von der Leyen. Cette dernière se réjouit enfin des signes positifs enregistrés sur la scène internationale même si les Etats-Unis se sont retirés de l'Accord de Paris sur le climat. "Que la Chine dise qu'elle est consciente des changements climatiques, c'est une bonne nouvelle. Qu'elle introduise des droits d'émission, ça montre que la question s'y trouve également au sommet de l'agenda", a-t-elle conclu. (Belga)