Le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a autorisé mercredi lors d'un vote à huis clos la citation de l'eurodéputée Marie Arena (PS) devant la Cour d'appel de Bruxelles pour des faits datant de sa ministre-présidence à la Communauté française (2004-2008). Le dossier judiciaire porte sur des irrégularités commises il y a plus de dix ans lors de travaux dans une école communale. Mme Arena n'est pas directement impliquée dans les faits incriminés, mais les travaux en question ont bénéficié à l'époque d'un financement du ministère de l'Enseignement, compétence exercée par Mme Arena, ce qui lui vaut aujourd'hui de figurer au dossier. Selon l'intéressée contactée mercredi par Belga, le réquisitoire à sa charge est quasi "vide", ce que l'on confirmait d'ailleurs dans les couloirs du Parlement de la Fédération où certains évoquaient des poursuites "surréalistes". Le Parlement de la Fédération devait se prononcer sur la citation de Mme Arena en vertu de l'article 125 de la Constitution. Celui-ci précise que des ministres communautaires ou régionaux ne peuvent être jugés que par la Cour d'appel pour des faits commis dans l'exercice de leur fonction, même si ceux-ci sont anciens. Ce même article ajoute que la citation directe de ces ex-ministres ne peut se faire qu'avec l'autorisation du Parlement régional ou communautaire dont ils relevaient aux moments de faits. (Belga)