La police fédérale possède une banque de données avec toute une série de détails sur les faits de moeurs pour relier les délits et traquer les auteurs. La police locale n'était toutefois que peu engagée dans le processus, écrit De Standaard jeudi. Les plaintes pour faits de moeurs font encore trop souvent chou blanc: les enquêtes sont très délicates en elles-mêmes et lorsqu'aucun agresseur n'est retrouvé, il n'y souvent pas d'autres choix que d'arrêter l'enquête. Cela décourage les victimes et crée de la frustration sociale. La police fédérale dispose pourtant d'une base de données pour relier entre eux les délits sexuels et violents qui se déroulent en dehors de la sphère privée, et détecter ainsi les auteurs: le Violent Crime Linkage Analysis System (Viclas), établi en 2003. Pour obtenir des données, Viclas s'appuie fortement sur les rapports de la police locale, où les victimes délivrent généralement en premier lieu leur version des faits. Mais cela n'arrive encore que trop peu souvent. Les ministres de la Justice et de l'Intérieur, Koen Geens et Pieter De Crem (CD-V), ont exigé, dans une circulaire récemment distribuée, que les services alimentent davantage Viclas et l'utilisent. (Belga)