La justice britannique a annoncé lundi qu'elle prévoyait de poursuivre la procédure d'extradition de Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, vers les Etats-Unis en septembre. Une audience était prévue ce mois-ci mais a été reportée en raison de la pandémie de coronavirus. La cour des magistrats de Westminster a déclaré qu'elle essayerait de trouver un autre tribunal britannique avec une fenêtre de trois semaines pour que l'audience d'extradition puisse avoir lieu en septembre. Les avocats des deux parties se sont mis d'accord la semaine dernière sur le fait que le confinement en Grande-Bretagne complique la préparation pour cette audience. Le département de justice américain a accusé Julian Assange, 48 ans, de conspiration avec Chelsea Manning, ancienne analyste militaire de l'armée américaine, en vue de divulguer à partir de 2010 de nombreux documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan. Les partisans d'Assange ont pointé des questions de santé et ont demandé au tribunal d'accorder une libération sous caution à l'Australien, qui est en détention préventive dans une prison londonienne. "Libérez le père de mes enfants", a tweeté Stella Morris, l'ancienne avocate d'Assange. Mme Morris a révélé le mois dernier qu'elle avait eu deux jeunes garçons avec Julian Assange, lesquels ont été conçus lors de ses visites à l'ambassade équatorienne à Londres. En avril 2019, la police britannique avait arrêté Assange à l'ambassade où il avait trouvé refuge sept ans plus tôt pour ne pas s'être rendu après un mandat d'arrêt antérieur lié à des accusations suédoises qui ont finalement été abandonnées. "Assange a passé plus de 18 mois à la prison de Belmarsh avant que la moindre preuve ne soit entendue dans son procès d'extradition", a communiqué lundi Bridges for Media Freedom, un groupe de défense de la liberté d'expression qui milite pour Assange. (Belga)