Les textes adoptés dans le cadre des pouvoirs spéciaux accordés au gouvernement bruxellois durant la deuxième vague de la pandémie ont été limités à huit, essentiellement des arrêtés pour lesquels un processus d'avis classique aurait été incompatible avec l'urgence des mesures à adopter, a affirmé jeudi le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort.Entendu une nouvelle fois par les membres de la commission spéciale Covid 19 du parlement bruxellois, M. Vervoort a précisé que cinq de ces textes représentaient une prolongation ou une prise identique de mesures par rapport à celles adoptées dans le cadre de la première vague. "Ces seconds pouvoirs spéciaux étaient donc nécessaires pour un certain nombre de mesures mais leur usage a été limité", a-t-il précisé, ajoutant qu'au vu de situation sanitaire actuelle, il n'était pas envisagé de demander au parlement une troisième fois les pouvoirs spéciaux. Ces pouvoirs spéciaux arrivés à échéance le 24 janvier ont été demandés alors que la Région faisait face à la seconde vague de l'épidémie de covid-19. Aux dires de Rudi Vervoort, ils ont été avant tout sollicités "par prudence et sécurité afin de garantir un bonne gestion publique et de pouvoir prendre dans un délai adéquat les mesures urgentes qui s'avéreraient nécessaires dans le cadre la gestion de crise". Mais il a été tenu compte du fait que le parlement avait pu s'adapter, depuis la première vague, et était en mesure de se réunir. L'octroi des seconds pouvoirs spéciaux a ainsi été balisé de manière plus stricte que ce qui avait été initialement prévu dans le cadre de la première vague, a-t-il rappelé. (Belga)