Très satisfaits de vos supérieurs? Il y a alors de grandes chances pour que vous vous sentiez heureux. De nouveaux résultats de l'Enquête nationale sur le bonheur menée par la compagnie d'assurance-vie NN et l'Université de Gand (UGent), publiés mardi, révèlent que la satisfaction de ses responsables est le facteur le plus déterminant du bonheur au travail.Pour être heureux au travail, pas de recette miracle: il faut être satisfait de ses supérieurs. Penser que son responsable se préoccupe de son bien-être augmente fortement le bonheur professionnel, tout comme s'il se soucie des opinions des travailleurs, selon cette enquête menée entre le 10 février et le 27 avril. Or à peine la moitié des employés sondés trouvent que leur chef se préoccupe de leur bien-être ou de leur avis. Trente pour cent des répondants considèrent leur responsable imprévisible et 22% estiment qu'il ne tient pas compte de leurs objectifs et de leurs valeurs. Le coronavirus a en outre grignoté la satisfaction générale à l'égard des supérieurs, celle-ci passant de 6,62 sur 10 en février à 6,25 en avril. De manière générale, les résultats en matière de bonheur au travail sont plutôt mitigés: la moyenne nationale s'établit à 6,51, un score miné par le coronavirus (6,67 avant la crise sanitaire). Si le nombre de personnes enthousiastes à l'égard de leur emploi (61%) et qui considèrent leur travail inspirant (47%) n'a pas changé avec le confinement, ce dernier a augmenté le nombre de travailleurs réellement malheureux (28%, contre 24% avant la crise). Les ouvriers sont les plus touchés, relève l'étude. Mais qu'est-ce qui influe notre bonheur professionnel? L'UGent et NN ont identifié deux indicateurs: les ressources et les contraintes. Le premier, le plus déterminant car il représente 78% du bonheur au travail, est ce qui apporte de l'énergie au travailleur: se sentir apprécié, le soutien social, l'autonomie, la compétence... Le fait de bénéficier d'autonomie et d'être satisfait de sa situation financière permet d'augmenter significativement le bien-être, à l'instar de la satisfaction de ses supérieurs. Les contraintes, elles, regroupent les éléments qui demandent de l'énergie à l'employé. L'enquête souligne que la précarité de l'emploi et le fait d'être "balloté entre les attentes" nuisent au bonheur professionnel. Or la crise sanitaire ne devrait pas arranger les choses, davantage d'emplois risquant d'être menacés, ce qui augmente le nombre de travailleurs en situation d'insécurité. (Belga)