Une installation temporaire sur les inégalités des sexes véhiculées dans les films, les séries télévisées et la bande dessinée va être déployée sur deux niveaux à l'Atomium du 8 mars, journée internationale des droits de la femme, jusqu'à l'automne prochain. L'égalité des sexes fait partie des objectifs de développement durable pour un monde meilleur, fixés il y a cinq ans par les Nations unies. "Un thème très proche des Schtroumpfs et plus particulièrement de la Schtroumpfette, car le principe de la Schtroumpfette est un terme existant. Ce principe, utilisé par une journaliste du New York Times, Katha Pollitt, exprime la représentation inférieure des femmes dans les films et les séries télévisées", expliquent les organisateurs dans un communiqué. "À travers des panneaux répartis au rez-de-chaussée et dans la salle centrale de l'Atomium, divers exemples du principe de la Schtroumpfette sont montrés à travers des films et des séries contemporains tels que Stranger Things et Marvel, ainsi que des panneaux des bandes dessinées des Schtroumpfs, où la Schtroumpfette est parfois sous-estimée et exclue par ses amis masculins." Des efforts sont menés ces dernières années en vue de rétablir l'image de la Schtroumpfette dans la saga. "Si elle est une ambassadrice de l'égalité des genres, il est clair qu'il fallait qu'elle sorte de sa coquille afin d'apporter une certaine crédibilité à son combat", explique Julie Almau, directrice adjointe de l'Atomium. IMPS, la société gérant l'oeuvre des Schtroumpfs, travaille là-dessus depuis quelques temps avec notamment la sortie de "La Grande Schtroumpfette" en 2010 et de la spin-off "Les Schtroumpfs et le village des filles", lancée en 2017. (Belga)