Le gouvernement du Venezuela a indiqué vendredi qu'une "surcharge" avait entraîné le naufrage d'une embarcation de migrants vénézuéliens tentant de rejoindre clandestinement Trinidad-et-Tobago, qui a fait une trentaine de morts début décembre."La principale cause du naufrage a été la surcharge de l'embarcation" en fibre de verre, qui transportait "41 personnes pour un poids d'environ 4 tonnes" alors qu'elle ne pouvait embarquer que "huit personnes pour un poids maximum de deux tonnes", a affirmé le ministère de l'Intérieur et de la justice dans un communiqué. Par ailleurs, les migrants "ne disposaient pas de gilets de sauvetage, ni d'équipements de sécurité nécessaires à la navigation", alors que le mauvais temps qui sévissait sur la zone du naufrage provoquait des vagues de deux à trois mètres. Selon un dernier bilan des autorités, 29 personnes sont mortes lors du naufrage, le 6 décembre à vingt kilomètres au large du village côtier de Güiria, dans l'Etat de Sucre (nord-est). Des proches des victimes ont rapporté vendredi à l'AFP que 34 corps ont été retrouvés. Le procureur du Venezuela, Tarek William Saab, a souligné que cette route était utilisée "par des mafias" du trafic de migrants et de traite des êtres humains. Deux personnes ont pour l'heure été arrêtées dans le cadre de l'enquête - le propriétaire du bateau ainsi que celui du terrain d'où est partie l'embarcation - et seront poursuivies pour "traite illégale de personnes et association de malfaiteurs". Le ministère public a également demandé l'arrestation de sept membres de la Garde nationale pour extorsion. Selon l'Onu, plus de cinq millions de Vénézuéliens ont quitté leur pays depuis 2015, en raison de la grave crise politique et économique qui secoue le pays ; 25.000 d'entre eux ont fui vers Trinidad-et-Tobago, pays insulaire de 1,3 million d'habitants. Une centaine de personnes ont disparu au cours de ce dangereux voyage entre 2018 et 2019. (Belga)