La Ville de Liège mettra en place une commission générale sur la précarité a proposé le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer, lundi soir en réponse à plusieurs interpellations de conseillers communaux abordant divers sujets mais se rapportant toutes à la problématique de la grande précarité persistante à Liège.Après la vidéo publiée début septembre sur Facebook dans laquelle des commerçants de la place Cathédrale exprimaient leur ras-le-bol face aux conséquences de la toxicomanie puis l'annonce de la menace de fermeture de l'abri de jour, on apprenait il y a quelques jours le décès d'un trentenaire sans abris en plein centre-ville. La problématique a donné lieu à plusieurs interpellations émanant de différents groupes politiques au conseil communal de Liège lundi soir. Le bourgmestre Willy Demeyer (PS), bien conscient des difficultés liées au sans-abrisme et à la toxicomanie, a d'emblée rappelé que la Ville consacre plus de 30 millions d'euros par an aux politiques sociales. Il a précisé que la volonté du collège est toujours de faire de Liège une ville "zéro sans abris". "Non pas en les chassant mais bien en les aidant à s'inscrire dans un processus de réinsertion, qui doit notamment comprendre un accès au logement et qui doit surtout être adapté à la situation des personnes rencontrées", a-t-il ajouté. D'où l'appel à projets lancé par le Relais social du pays de Liège axé sur la réinsertion par le logement, afin "d'amplifier les 50 remises en logement actuelles". Un appel auquel l'abri de jour n'a pas répondu, faute de moyens humains, ce qui pourrait mener à sa fermeture en l'absence de subsides. "L'objectif du collège est de remobiliser autour de ce projet les acteurs locaux pour amplifier le rôle de l'abri de jour autour de trois pôles : accueil de jour, remise en logement et réinsertion sociale", a indiqué Willy Demeyer, embrayant sur la salle de consommation à moindre risque qui permet de renouer le contact avec des personnes fortement désinsérées. "A titre personnel, je suis favorable à une extension des heures d'ouverture qui doit permettre un accès à la salle sur l'entièreté de la journée". Enfin, concernant l'éventuel déménagement de la cellule SDF du CPAS à la caserne Saint-Laurent, où est établi le Carrefour Santé Social de la Province de Liège, le bourgmestre a assuré que cette relocalisation fera l'objet d'une concertation avec les riverains et d'une étude sur les moyens d'encadrement à mettre en œuvre. (Belga)