Le gouvernement wallon et le TEC ont lancé vendredi la campagne "J'agis", qui vise à dénoncer le harcèlement sexiste dans l'espace public. Les partenaires entendent ainsi lutter contre la banalisation de ces actes et renforcer la conscientisation.La campagne, réalisée en collaboration avec plusieurs associations, s'adresse plus particulièrement aux témoins de scènes de harcèlement dans l'espace public, en leur donnant des clés pour réagir. Elle se matérialise par des affiches qui habillent 200 bus et différents supports du TEC. Trois capsules vidéo mettent également en scène des témoins intervenant lors d'une situation de harcèlement. Elles seront diffusées sur les réseaux sociaux et à la télévision. Enfin, le site internet jagis.be fait l'état des lieux des différentes possibilités qui existent pour faire face aux situations de harcèlement. "Face à ce phénomène persistant de harcèlement sexiste en rue, dans les espaces publics et les transports en commun, cette campagne de sensibilisation est un outil de conscientisation important", ont souligné la Ministre wallonne des Droits des femmes, Christie Morreale (PS), et le ministre en charge de la Mobilité, Philippe Henry (Ecolo). "Les véhicules et les arrêts de bus sont des espaces publics qui n'échappent pas à la question du harcèlement sexiste", a ajouté Vincent Peremans, administrateur général du TEC. "Notre mission est de permettre aux citoyennes et citoyens de se déplacer en toute sécurité. Il est donc de notre devoir de porter cette campagne de sensibilisation aux côtés des ministres Morreale et Henry. La lutte contre le harcèlement sexiste passe également par un plan plus vaste dans lequel le TEC s'est engagé depuis 2018, avec notamment la formation de nos collaborateurs sur le comportement à adopter s'ils sont témoins de faits de harcèlement ou si de tels faits leur sont signalés." (Belga)