Le chargé de mission Egbert Lachaert s'entretiendra dimanche matin avec le président du cdH, Maxime Prévot, a-t-on appris à bonne source, à la suite d'une information parue dans "Le Soir". Vendredi, le président de l'Open Vld a fait un rapport intermédiaire de sa mission au Roi. À sa sortie du Palais-royal, il a indiqué qu'il travaillait sur la piste d'une coalition impliquant "quatre familles politiques", soit la socialiste, la libérale, l'écologiste et la démocrate-chrétienne, dite aussi "Vivaldi". Il semblait ces derniers jours que la quatrième famille se composait uniquement du CD&V, et non du cdH qui était sans nouvelles de M. Lachaert. Vendredi, le cdH a reçu une invitation à une réunion du chargé de mission royal. Le cdH n'est pas numériquement indispensable à une majorité et sa présence accroîtrait encore le poids francophone dans la coalition. Qui plus est, le MR n'est guère enclin à réintégrer le parti centriste dans les discussions. Mais, faisait-on remarquer, à l'heure de négocier, le CD&V pourrait se trouver bien seul face à trois familles associant des partis flamands et francophones. Le retour du cdH donnerait plus de poids aux démocrates-chrétiens. M. Lachaert soumettra une note aux différents partis et attend d'eux "la clarté" dans les prochains jours. Aucune réunion associant les différents partis n'est encore annoncée et personne n'a été désigné officiellement par le Roi pour former un gouvernement. La question du futur Premier ministre n'est pas encore posée. Mais les pronostics vont bon train. Certains évoquent une personnalité flamande si les discussions actuelles devaient aboutir, après trois chefs de gouvernement francophones (Elio Di Rupo, Charles Michel et Sophie Wilmès). Le nom d'Alexander De Croo (Open Vld) est cité. À titre personnel, le dernier Premier ministre flamand en date, Yves Leterme, verrait bien quelqu'un de son parti revenir au 16 rue de la Loi. "Le CD&V est, dans la Vivaldi, le plus grand parti du côté flamand en nombre de voix. Nous avons aussi le personnel politique pour remplir ce rôle. La participation au gouvernement doit avoir une valeur politique pour nous. Nous devons être clairement reconnaissables. C'était il y a 10 ans que nous avions encore un Premier ministre flamand, et c'était moi. Ce n'est pas une obligation mais il est utile, démocratiquement parlant, que le poste change de rôle linguistique. Si c'est un Flamand, on arrive automatiquement au CD&V", a-t-il déclaré, interrogé dans "De Morgen". (Belga)