A l'occasion des 100 ans de la loi belge en matière de drogue ce mercredi, les collectifs #STOP1921 et SMART on Drugs lancent la campagne "Unhappy Birthday! " pour demander un examen de cette loi "en décalage avec la société contemporaine".Ces collectifs demandent l'examen de la portée et de l'efficacité de la loi de 1921, "ce qui n'a plus été fait depuis 1998, date à laquelle un groupe de travail parlementaire a été créé", rappellent-ils. "Ce travail (...) est inéluctable tant cette loi est en décalage avec la société contemporaine." Plusieurs arguments en faveur d'une évolution de la loi sont mis en avant. En effet, pour les mouvements citoyens, la criminalisation et la répression de l'usage de drogues sont nuisibles en termes de santé publique et de criminalité. "Plus la répression est forte, plus la violence augmente." En outre, "l'absence totale de contrôle de la qualité des produits en circulation est responsable d'une partie substantielle de leur dangerosité". #STOP1921 et SMART on Drugs citent également le coût policier et judiciaire de la répression qui avoisinait en 2015 les 175 millions d'euros. Par ailleurs, les bénéfices de ces trafics sont réinjectés dans l'économie sans rapporter d'impôts à l'Etat. "La Banque nationale de Belgique estime à près de 700 millions d'euros le marché de la consommation de stupéfiants en Belgique pour 2019." Enfin, "la criminalisation de l'usage de drogues est contraire aux droits humains, tant sur le principe que dans son application", plaident les collectifs. "A un moment où la question de savoir comment compenser les dégâts économiques de la crise du Covid-19 devient de plus en plus pressante", des mesures comme une régulation des drogues, en particulier du cannabis, "pourraient peser lourd dans la balance", concluent #STOP1921 et SMART on Drugs. (Belga)