Les ministres de la Mobilité des trois pays du Benelux ont demandé mardi à la Commission européenne d'accorder une place prioritaire à l'utilisation du vélo dans la politique climatique européenne et les stratégies de transport durable. Ils ont également demandé, dans une déclaration politique commune remise au premier vice-président de l'exécutif européen, Frans Timmermans, de mettre l'accent sur le cofinancement de la construction d'infrastructures cyclistes et de prévoir des moyens pour promouvoir la politique cycliste dans le cadre du "Green Deal" européen. La crise du Covid-19 a, selon les ministres, un impact énorme sur la mobilité en Europe. Ainsi, pendant la période de confinement, l'utilisation du vélo a augmenté dans presque tous les pays européens. L'utilisation (accrue) de ce moyen de transport durable se révèle non seulement essentielle pour atteindre les objectifs climatiques de l'UE à l'horizon 2050, mais elle a également des effets positifs sur la santé publique et l'économie de l'UE. Le vélo en Europe rapporte 150 milliards d'euros d'avantages, dont 90 milliards sont liés à l'environnement, à la santé et au système de mobilité. L'industrie du vélo crée des centaines de milliers d'emplois et les revenus du cyclotourisme au sein de l'UE sont estimés à 44 milliards d'euros par an, ont-ils expliqué. Avec cette déclaration, les ministres belges de la Mobilité - François Bellot pour le fédéral, mais aussi les ministres régionaux Lydia Peeters, Philippe Henry et Elke Van den Brandt -, néerlandais et luxembourgeois invitent également les autres États membres de l'UE à fournir à la Commission européenne des données actualisées sur la mobilité active, car celles-ci ne sont pas collectées au niveau de l'UE à l'heure actuelle. (Belga)