Le bourgmestre de Zelzate, Brent Meuleman (sp.a), réclame des renforts supplémentaires pour surveiller les frontières dans la lutte contre le coronavirus. "Notre police locale ne peut pas gérer cela seule. Et ce n'est pas seulement une demande personnelle, mais celle de tous les bourgmestres du Meetjesland (région située au nord-ouest de la province de Flandre orientale, à la frontière avec les Pays-Bas)". Ces bourgmestres demandent une concertation avec le gouverneur. Vendredi après-midi, une réunion s'est tenue en présence de tous les bourgmestres du Meetjesland. Brent Meuleman estime que la police locale manque de moyens humains pour contrôler la frontière avec les Pays-Bas. "J'ai pu constater par moi-même que beaucoup de gens traversent toujours la frontière. Est-ce à cause de l'ignorance, du refus ou pour d'autres raisons, je ne sais pas. Mais ce que je sais, c'est qu'il s'agit surtout de voyages inutiles et que notre police locale manque de personnel pour contrôler toutes ces personnes. C'est aussi le cas pour des dizaines de points frontaliers", déclare-t-il, ne parlant pas seulement en son nom. Les bourgmestres de la région sont visiblement en faveur de la fermeture de la frontière. "Nous avons tenu une réunion à ce sujet vendredi et nous avons uniformément décidé de réclamer au gouverneur des renforts supplémentaires. De l'armée, la police fédérale ou la protection civile? Ce n'est pas de ma responsabilité. Le fait est que nous ne pouvons laisser la surveillance des frontières du pays uniquement à la police locale car elle a également d'autres tâches. De plus, en raison de l'épidémie, nous nous attendons également à des malades dans nos rangs." De son côté, le gouverneur de Flandre orientale Didier Detollenaere s'est dit surpris par la demande des autorités communales. "Je n'ai encore reçu aucun appel à l'aide de la part de chefs de corps des zones frontalières. La police fédérale appuie déjà la police locale et elle a doublé ses effectifs", explique-t-il. "Dix personnes ont été déployées vendredi, aujourd'hui ce nombre est de vingt." Detollenaere considère dès lors l'appel à la protection civile ou l'armée comme prématuré. "Je trouve étrange que le bourgmestre de Zelzate s'adresse aux médias au sujet de cette demande", estime pour sa part Erik Eenaerts, directeur communication du ministre de l'Intérieur Pieter De Crem. "Le bourgmestre doit savoir qu'il doit adresser cette demande au gouverneur qui la transmettra à son tour au comité fédéral de crise et au centre de crise, où il trouvera certainement une oreille attentive à sa question." (Belga)