Le Centre d'Action laïque (CAL) réitère samedi sa revendication d'une législation interdisant le port des signes convictionnels dans l'enseignement obligatoire, alors que Wallonie-Bruxelles Enseignement (WBE) a indiqué il y a une semaine que ces signes seraient autorisés dès l'année académique prochaine."Le CAL prend acte de la décision prise par le réseau WBE de permettre dans ses écoles supérieures le port de signes convictionnels. Sauf à considérer qu'a prévalu une logique de compétition sur le marché de l'enseignement, cette décision n'était pas nécessaire ni induite par la jurisprudence de la Cour constitutionnelle", estime le Centre. "Le CAL regrette tant la méthode utilisée que la disparition d'un espace de neutralité." Il déplore en outre "la justification publique - irrecevable - faite de cette décision, présentée comme 'une démarche progressiste', ciblée sur un seul signe convictionnel (le voile) et, enfin, prise dans un prétendu souci d'émancipation et d'une neutralité plus inclusive". Pour le CAL, "la neutralité demeure la condition de l'inclusivité" Il estime que les établissement d'enseignement supérieur qui permettent le port de signes convictionnels "sont responsables d'assurer que le prosélytisme sera combattu de même que toute tentative de faire pression sur celles et ceux qui refuseraient de porter leur signe d'appartenance communautaire ou convictionnelle." Le CAL craint que cette décision "ne soit le prélude à un détricotage de la neutralité actuelle, et des acquis de la laïcité, dans l'enseignement obligatoire et l'administration publique". Enfin, le Centre d'Action Laïque continue à plaider pour la mise sur pied d'un réseau d'enseignement unique, afin notamment de mettre un terme aux "logiques de compétitions entre réseaux". (Belga)