Le comité d'urgence de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) se réunit jeudi pour discuter notamment des variants du nouveau coronavirus plus contagieux et qui font craindre une nouvelle explosion de la pandémie dans certains pays.Le comité se retrouve normalement tous les trois mois, mais le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus a convié les membres deux semaines plus tôt que le calendrier prévu. "Il y a deux sujets urgents qui méritent une attention particulière et sur lesquels je demande aujourd'hui votre avis: le premier c'est l'apparition récente de variants du virus SARS-CoV-2 et le second c'est l'usage potentiel de certificats de vaccinations et de tests pour les déplacements internationaux", a expliqué le directeur général au comité, selon le texte publié par l'agence onusienne. "Un thème commun à ces deux sujets: la solidarité. Nous ne pouvons pas donner la priorité ou punir certains groupes de pays. Nous sommes tous dans le même bateau et nous devons tous nous en sortir ensemble", a encore mis en garde M. Tedros. Le comité d'experts, présidé par le français Didier Houssin, doit publier des recommandations à l'issue de sa réunion probablement vendredi, selon un porte-parole de l'OMS. C'est ce même comité qui, lors de sa seconde réunion le 30 janvier 2020, avait conseillé au directeur général de déclarer une urgence de santé publique de portée internationale, le plus haut échelon d'alerte en matière d'épidémie. Ce qu'il avait fait. Les variants britannique et sud-africain du coronavirus, particulièrement contagieux, s'étendent désormais à une cinquantaine de pays, dans un monde submergé par une nouvelle vague de contaminations que confinements, couvre-feux et campagnes de vaccination ne parviennent pas à endiguer. Selon l'OMS, le nombre de pays et territoires où se trouve dorénavant le variant repéré initialement en Grande-Bretagne s'élève à 50 et il est de 20 pour le variant identifié en Afrique du Sud, mais l'organisation juge cette évaluation fort probablement sous-estimée. Ces variants ne peuvent être identifiés que par le séquençage de leur code génétique, une analyse qui n'est pas possible partout. Une troisième mutation, originaire de l'Amazonie brésilienne et dont le Japon a annoncé dimanche la découverte, est actuellement analysée et pourrait impacter la réponse immunitaire, selon l'OMS qui évoque dans son bulletin hebdomadaire "un variant inquiétant". (Belga)