Les prêtres catholiques qui avaient introduit la semaine dernière un nouveau recours, rejeté une nouvelle fois, devant le Conseil d'État, se disent mardi soir déçus de la décision de l'instance qui "valide l'interdiction de fait du culte."Ils regrettent notamment "de ne pouvoir jouir de notre droit constitutionnel à la liberté de culte, en particulier pour la fête de noël (...) Autoriser une assistance proportionnelle à la surface de l'édifice ou en plein air aurait pourtant permis à chacun d'exercer sa foi sans mettre en danger qui que ce soit." "En tant que citoyens, nous ne pouvons qu'être inquiets du peu de cas que fait le pouvoir exécutif des libertés constitutionnelles, en particulier de la liberté de culte", ajoutent-ils, soulignant que la "mesure aussi vexatoire et ridicule que la limite de 15 personnes" s'applique "en dépit de tout bon sens à nos chapelles comme à nos vastes cathédrales." "Dans son arrêt, le Conseil d'État omet tout simplement de répondre à nos arguments selon lesquels la constitution a été violée, et reconnaît au gouvernement 'une large marge d'appréciation' pour apprécier la nécessité ou non de restreindre sévèrement la liberté de culte (...) C'est une grave évolution de la protection des droits des personnes, dont chaque citoyen de ce pays devrait s'inquiéter", concluent les prêtres. (Belga)