Les Centres américains de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) ont officiellement ajouté lundi la voie aérienne comme un mode de propagation possible du coronavirus, se rangeant à l'avis de nombreux scientifiques qui plaident depuis des mois pour une meilleure prise en compte de ce risque.Les CDC ont actualisé lundi leurs recommandations sanitaires sur leur site, écrivant: "Certaines infections peuvent être transmises par une exposition au virus dans de petites gouttelettes et particules qui peuvent rester suspendues dans l'air pendant des minutes ou des heures. Ces virus pourraient être capables d'infecter des gens qui se trouvent à plus de six pieds (deux mètres environ, ndlr) de la personne infectée, ou après le départ de cette personne". La rougeole, la varicelle et la tuberculose se transmettent également par la voie aérienne. Les experts des CDC estiment que la voie principale de contagion reste les gouttelettes respiratoires de diverses tailles projetées à proximité par une personne infectée, lorsqu'elle tousse, éternue, chante, parle ou respire. Mais la mise à jour, dix mois après le début de la pandémie, consacre la validité de multiples études démontrant que le coronavirus, sans être aussi contagieux que la rougeole, peut bien être transmis à plus de deux mètres de distance, une hypothèse qui était négligée par les CDC et l'Organisation mondiale de la Santé à l'apparition du virus appelé SARS-CoV-2. (Belga)