Le directeur général de De Lijn, Roger Kesteloot, comprend l'inquiétude qui règne parmi les travailleurs de la société de transport public flamande, mais juge la grève de 24 heures "irresponsable". "D'autant plus au vu des engagements pris à l'égard des travailleurs", a-t-il déclaré vendredi matin dans l'émission De Ochtend sur Radio 1. Le front commun syndical (ACOD, ACV et ACLVB) proteste contre les projets de privatisation du transport scolaire et de la centrale du busphone (un "transport sur mesure", qui circule au sein d'une zone déterminée et fait halte à certains arrêts si une personne effectue une réservation en ce sens). Les syndicats craignent que cinquante membres du personnel impliqués dans cette planification ne doivent rejoindre cette entreprise privée, où ils n'auront aucune garantie d'emploi. La direction souligne qu'il s'agit d'une mesure imposée par le gouvernement flamand. Elle ajoute que les employés concernés ont le choix entre rejoindre la nouvelle centrale de mobilité, "où l'accent est mis sur le maintien du salaire, de l'ancienneté et des droits acquis", ou postuler pour des emplois vacants chez De Lijn. "Mais apparemment, ce n'est pas suffisant", regrette M. Kesteloot. "Le décret d'accessibilité stipule que De Lijn reste l'opérateur du réseau principal et auxiliaire. Nous participons également à un consortium qui se porte candidat pour la nouvelle centrale de mobilité", souligne-t-il. La grève menace en outre la confiance des autorités régionales en la compagnie, soutient le directeur de De Lijn. Or, "le maintien de cette confiance pour les dix prochaines années dépend d'une grande étude comparative actuellement en cours." Après une année 2019 difficile, l'entreprise de transport public se relève peu à peu, admet Roger Kesteloot. De nouvelles embauches, un nouveau tram à la Côte, ... "Nous sommes sur la bonne voie et j'espère que ces résultats inspireront nos travailleurs", conclut-il. (Belga)