Le droit de vote des travailleurs intérimaires s'annonce être un puzzle

Publié le à BRUSSEL (Belgique)

Lors des prochaines élections sociales, en mai 2020, davantage de poursuites risquent d'être entamées, ressort-il d'une étude de l'université UGent, citée dans De Standaard lundi. Selon l'un des auteurs, Jan Vanthournout, ce risque est dû à une introduction précipitée et bâclée du droit des travailleurs intérimaires. Peu après la chute du gouvernement, les règles portant sur les élections sociales ont été profondément remaniées. De la sorte, les travailleurs intérimaires peuvent bénéficier du droit de vote et les employés peuvent participer au scrutin grâce à un vote électronique depuis leur ordinateur. Selon l'universitaire Jan Vanthournout, ces deux mesures n'ont été reprises qu'en tout dernier moment dans un projet de loi sur l'organisation des élections sociales de 2020. Il met en garde contre des cas absurdes que cette situation peut générer. "Il est en théorie tout à fait possible qu'un travailleur intérimaire puisse avoir le droit voter dans plusieurs entreprises en mai prochain", établit-il. Les entreprises risquent de se retrouver face à un véritable puzzle administratif pour démêler qui a le droit de voter ou non. Les entreprises qui emploient beaucoup de travailleurs intérimaires devraient déjà commencer à tenir compte du nombre de jours prestés par chaque intérimaire, conseille M. Vanthournout. Les élections sociales sont prévues l'an prochain entre le 11 et le 24 mai. (Belga)
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