Le gouvernement belge veut défendre au sein des organisations internationales la prise de mesures afin de réduire le bruit sous-marin continu qui perturbe sensiblement le faune marine.Le gouvernement s'appuie sur une étude qu'il a fait réaliser par le bureau de recherche TNO, laquelle montre que différentes adaptations aux navires permettraient de réduire sensiblement la pollution sonore sous-marine. Un meilleur profilage des hélices, un design plus adapté des coques, un meilleur entretien des moteurs et hélices, ainsi qu'une réduction de 75% de la vitesse commerciale des bateaux diminueraient considérablement ces nuisances, tout comme la consommation de carburants, à l'origine eux de gaz à effet de serre. Selon les scientifiques, le bruit sous-marin continu perturbe quelque 150 espèces marines, allant des plus petites au plus grosses, bien souvent en perturbant les interactions entre mêmes individus ou entre proies et prédateurs. Soumises au bruit, les moules connaissent ainsi une croissance plus faible, consomment plus d'oxygène et subissent des dommages de leur ADN. Chez les poissons, le bruit génère des bancs de poissons plus petits et une moindre reproduction. Enfin, chez les mammifères marins (baleines, dauphins,...), le bruit perturbe considérablement leur communication. Afin de maintenir des conditions de concurrence équitables, la Belgique ne souhaite pas imposer unilatéralement ces mesures à ses armateurs, mais plutôt parvenir à une décision commune au sein des cénacles internationaux, comme l'Organisation maritime internationale (OMI), pour que le 'monde du silence' le redevienne davantage. (Belga)