Le gouvernement flamand, qui a annoncé sa volonté de mettre fin à la collaboration avec Unia, sera obligé de coopérer avec l'organisme pendant les trois prochaines années, soit jusqu'au 15 mars 2023, selon la nouvelle ministre fédérale de l'Egalité des chances Nathalie Muylle (CD&V). Lors de sa première séance plénière de la Chambre, Mme Muylle a réagi à la volonté du gouvernement flamand de ne plus travailler avec le centre interfédéral pour l'égalité des chances (Unia). Elle a rappelé que les modalités de résiliation prévues dans le cadre de l'accord de coopération entre les deux entités doivent être appliquées. L'accord est conclu pour un délai de trois ans et est prorogé par reconduction tacite pour une nouvelle période de trois ans. Au terme de chaque période, chaque partie peut résilier cet accord six mois avant l'échéance de la période des trois ans concernée. "D'après les informations que j'ai reçues, l'autorité flamande devra notifier son intention de se retirer au plus tard le 15 septembre 2022, de sorte que la coopération prendra fin à la fin du prochain cycle, c'est-à-dire le 15 mars 2023", a précisé Mme Muylle. Le gouvernement flamand avait en effet entamé sa collaboration avec Unia en mars 2014 et une nouvelle en mars 2017 de façon "automatique". Il devait donc faire la demande en le 15 septembre 2019, ce qui n'a pas été notifié. En ce qui concerne le financement d'Unia, la ministre précise que la Région flamande contribue à 10% du budget total d'Unia et 80% est endossé par le fédéral. Elle insiste sur le fait que la lutte contre la discrimination et le racisme doit rester une priorité. nathalie Muylle dit également "espérer que le gouvernement flamand participera activement et de manière positive à cette collaboration pendant les trois prochaines années", conclut-elle en réponse aux questions des députés Sophie Rohonyi (défi), Sophie Soors (Groen) et Nabil Boukouli (PTB). (Belga)