Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé jeudi une note d'orientation qui balise le nouveau décret appelé à régler les inscriptions en première année de l'enseignement secondaire, a annoncé la ministre de l'Education, Caroline Désir. Le futur texte devra notamment faire plus droit aux réalités locales. L'accord de gouvernement arc-en-ciel prévoit d'abroger le texte actuel et de le remplacer par un nouveau qui devrait être opérationnel pour la rentrée 2022, et donc s'appliquer à partir de février 2022. Le gouvernement Jeholet pose 5 balises. La première vise à adapter le dispositif aux réalités locales. Une procédure de préinscription est envisagée dans les zones qui ne connaissent pas de problèmes d'inscription tout en maintenant les règles du décret afin de permettre aux parents d'être fixés rapidement sur l'inscription de leur enfant dans l'école de leur choix. Le processus sera ensuite décentralisé. Une instance de pilotage et de monitoring des places disponibles sera maintenue mais il s'agira de s'assurer que les décisions sont prises par des acteurs qui connaissent la réalité de terrain. Des chambres décentralisées, correspondant à un bassin de vie, pourraient donc voir le jour. Les priorités seront hiérarchisées. Les priorités actuelles seront maintenues, notamment pour l'inscription d'un membre supplémentaire d'une fratrie et celle d'un élève dont les parents travaillent dans l'école. "Une attention particulière sera accordée à l'objectif de mixité sociale, insuffisamment rencontré actuellement", précise un communiqué. Quant à l'Indice socio-économique faible (ISEF), il sera maintenu voire amélioré. "Une réflexion approfondie sera menée pour envisager d'autres formules plus efficaces avec des déclinaisons différentes en fonction des spécificités de certains bassins ou zones géographiques", ajoute le communiqué. L'indice composite (soit la valeur attribuée à chaque élève permettant de départager les demandes d'inscription) sera également préservé mais certains critères doivent être revus pour éviter certains effets pervers et simplifier le système. Plusieurs pistes seront soumises à la concertation: modification du critère de distance (notamment le poids de la référence à l'école primaire de l'élève), modification du critère de l'offre scolaire dans la commune de l'école primaire, renforcement de la première préférence exprimée et maintien de la prise en compte de l'ISEF pour départager des élèves ex-aequo. Le site internet d'inscription fera l'objet d'une refonte car peu engageant et lourd à manipuler. Pour entrer en vigueur à l'échéance prévue, le nouveau décret devra passer la première lecture en décembre 2020 pour être adopté au parlement avant l'été 2021. (Belga)