Le choix de management d'une zone de police est susceptible d'avoir une influence positive ou négative sur les relations entre la police et la population, notamment au travers de contrôles d'identité de certains groupes de la population, rapporte une étude menée entre 2017 et 2019 au sein de la zone de police de Bruxelles Nord par l'Institut national de criminalistique et de criminologie (INCC) et financée par Unia.La recherche démontre que les choix de management de la zone, "même s'ils n'ont pas pour finalité de cibler certaines catégories de la population, peuvent avoir un impact considérable sur les pratiques professionnelles des policiers." En outre, l'étude pointe que "certains facteurs influencent directement le travail quotidien (des agents). C'est notamment le cas des modalités mises en œuvre afin de répondre aux plaintes citoyennes. La contrainte de temps qui pèse sur le travail des policiers, appelés à passer d'une intervention à une autre rapidement, est au cœur de la problématique". Unia prône notamment pour une politique de diversité en termes de recrutement, mais aussi une possibilité de confiance avec les nouvelles recrues. Après les soulèvements qui ont secoué les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, comme la Belgique, l'organisation tient à souligner que "si des policiers commettent des abus, ils doivent être sanctionnés, tout comme il faut protéger les policiers quand ils sont eux-mêmes les victimes d'abus." (Belga)