Il n'y a actuellement aucune marge d'assouplissement des règles sanitaires contre le coronavirus, raison pour laquelle il ne faut donc pas "donner de faux espoirs aux gens", a affirmé dimanche le ministre-président flamand Jan Jambon au micro de la VRT radio ("De Ochtend", Radio 1).Son homologue à la Fédération Wallonie-Bruxelles, Pierre-Yves Jeholet (MR), avait demandé samedi au Premier ministre de réunir à nouveau le Comité de concertation le 18 décembre afin de réévaluer les mesures concernant la bulle sociale durant les fêtes et la fermeture des salons de coiffure. "Je ne pense pas qu'il soit raisonnable de donner de faux espoirs aux gens sur ce que nous pourrons faire à Noël. Aujourd'hui, je constate que les chiffres ne baissent pas assez vite pour envisager le moindre assouplissement", a commenté M. Jambon (N-VA). Il n'a toutefois pas fermé totalement la porte. "Cela peut évidemment évoluer dans les prochaines semaines, on ne sait jamais. Mais avec les chiffres que nous connaissons actuellement, la manière dont ils baissent, et si j'entends bien les virologues, il n'y a pas le moindre espace pour des assouplissements". Jan Jambon dit comprendre la volonté de fêter Noël autrement qu'en tout petit comité, mais il souligne le danger d'une troisième vague et l'arrivée des vaccins qui doivent permettre de voir le bout du tunnel. De son côté, la cheffe de groupe cdH à la Chambre, Catherine Fonck, a elle aussi mis en garde contre le danger de susciter de faux espoirs auprès de la population. "Je ne sais pas à quoi vous jouez", lance-t-elle aux partis composant les différents gouvernements. "Si l'espoir fait vivre, les désillusions aggraveront encore le désespoir de ceux qui rêvent de passer Noël en famille et de ceux qui ne peuvent toujours pas travailler", a-t-elle commenté, demandant d'arrêter de "leurrer les gens". (Belga)