La crise du coronavirus ne peut être une parenthèse, ont averti vendredi les dirigeants du PS, de Solidaris et de la FGTB à l'occasion du 1er mai célébré cette année sur les réseaux sociaux. Les socialistes ont réclamé la revalorisation de toute une série de métiers dont la pandémie a montré qu'ils étaient indispensables et rappelé à quel point aussi bien la sécurité sociale que les services publics avaient empêché la société de sombrer. "Le monde d'après ne peut être la réplique du monde d'avant", a souligné le président du PS, Paul Magnette. A travers l'action commune du parti, de la mutualité et du syndicat, les leaders socialistes ont appelé à la mobilisation. "Nous serons là demain comme hier", a assuré M. Magnette, à l'heure où le PS célèbre ses 135 ans. "Le temps des compromis mous et fades est révolu", a lancé pour sa part le secrétaire général de Solidaris, Jean-Pascal Labille, appelant à la "convergence des luttes" et à la rupture avec "un capitalisme aveugle" qui a mené à la "faillite d'un système". La FGTB a énoncé une série de revendications: la hausse du salaire minimum à 14 euros de l'heure, une cotisation spéciale "corona" sur la fortune, la revalorisation des allocations sociales de 10% au-dessus du seuil de pauvreté ou encore la fin de la dégressivité des allocations de chômage. "Je n'accepterai pas que la moitié des personnes qui perdent leurs emplois demain se retrouvent en situation de pauvreté", a averti le président de la FGTB, Robert Verteneuil. Solidaris et la FGTB ont par ailleurs appelé à la régularisation des sans-papiers. "Eux aussi ont droit à la sécurité et à l'intégration dans notre société", a déclaré M. Labille. (Belga)