Le premier cas de coronavirus de l'arrondissement de Verviers, a été confirmé ce mardi matin, à l'hôpital d'Eupen. Le docteur Frédéric Marenne, médecin chef, est revenu lors d'une conférence de presse sur le profil atypique de ce patient qui n'était pas considéré comme étant à risque. "L'homme, âgé de 65 ans, s'est présenté dimanche aux urgences. Il présentait un syndrome grippal avec des problèmes respiratoires. Le médecin des urgences l'a soumis aux tests de la grippe A et B, qui se sont avérés négatifs. Alors qu'il n'était pas considéré comme un patient à risque puisqu'il ne revenait pas d'une zone touchée et n'avait pas été en contact avec un malade documenté, le chef des urgences a décidé de procéder au dépistage du coronavirus", explique le médecin chef. Sans attendre les résultats de ces tests, qui sont tombés plus de 36 heures après l'envoi des échantillons au laboratoire de Louvain, le patient a été isolé et les mesures d'hygiène ont été prises. "Si la procédure avait été suivie comme le recommande le SPF Santé, ce patient n'était pas soumis à la détection du coronavirus et était placé dans une chambre classique", souligne Frédéric Marenne qui regrette la longue attente avant d'obtenir les résultats. "Il n'y a qu'un seul laboratoire qui réalise ces tests et visiblement, il arrive à saturation. Alors que l'on sait que la rapidité d'action est essentielle pour limiter la propagation du virus, il faudrait augmenter le personnel ou ouvrir de nouveaux laboratoires", a insisté le médecin chef. Les membres du personnel, qui ont été en contact avec le patient infecté ont été soumis au test de dépistage puis priés de rester chez eux durant 14 jours. Avec une quinzaine de personnes en moins et des cas de coronavirus qui risquent de se multiplier, l'hôpital d'Eupen devrait alors faire face à une situation de crise. "Plusieurs réunions sont prévues et on voit quels services pourraient être complètement ou en partie fermés, afin de pouvoir subvenir aux besoins des patients". Dans ce cadre, un service spécifique avec quatre ou cinq lits destinés aux patients suspectés d'être porteurs du coronavirus va être mis en place au sein de l'hôpital. (Belga)