Le procès des trois hommes poursuivis devant la sixième chambre du tribunal correctionnel de Mons dans le cadre de l'affaire Mawda a repris, lundi matin, après une interruption de plus d'une heure en raison de soucis techniques. L'interprète en langue sorani, qui avait traduit les faits pour deux détenus lors de la procédure, est arrivé. Des plexiglas ont également été installés dans la salle d'audience.Quelques minutes après l'ouverture du procès, les avocats s'étaient plaints du non-respect des mesures de distanciation sociale imposées pour lutter contre la pandémie de coronavirus. Il y avait, en effet, bien plus de trente personnes dans le prétoire, dont de nombreux journalistes. De plus, l'interprète présent durant toute la procédure pour traduire les faits à deux prévenus kurdes, parlant uniquement le sorani, était absent. Un autre interprète a été convoqué mais il ne parle cette langue qu'à 80%. En outre, l'interprète en sorani qui est arrivé ne parle pas le français mais le néerlandais. Du coup, un second interprète a été appelé en urgence pour traduire du néerlandais au français. Le tribunal avait décidé de suspendre le procès le temps de résoudre ces soucis techniques. Dehors, de nombreux curieux essayent d'assister au procès. Quant aux journalistes, une salle de presse leur a été réservée dans le théâtre royal de Mons. Lundi matin, le tribunal avait prévu de procéder à l'instruction d'audience mais aussi d'auditionner les médecins légistes et l'expert en balistique désignés par le juge d'instruction dans le cadre de cette affaire. (Belga)