Le premier procès dans l'affaire du crash du vol MH17 s'est ouvert, lundi, aux Pays-Bas, malgré l'absence des quatre hommes accusés d'avoir provoqué l'explosion de l'appareil au-dessus de l'Ukraine, en 2014. Le crash avait tué les 298 personnes à bord. Le juge Hendrik Steenhuis a déclaré l'audience ouverte devant le tribunal de Schiphol, dans la banlieue d'Amsterdam, à quelques encablures de l'aéroport d'où le Boeing 777 de la compagnie Malaysia Airlines avait décollé, pour Kuala Lumpur, le 17 juillet 2014. L'appareil avait été touché en plein vol par un missile BUK, de conception soviétique, alors qu'il survolait la zone de conflit armé avec les séparatistes pro-russes de l'est de l'Ukraine. Les 298 personnes à bord, parmi lesquelles 196 Néerlandais et au moins quatre Belges, avaient été tuées. Les Russes Sergueï Doubinski, Igor Guirkine et Oleg Poulatov, ainsi que l'Ukrainien Leonid Khartchenko, quatre hauts gradés des forces sécessionnistes, sont poursuivis pour meurtre et pour avoir délibérément causé le crash de l'avion. Premiers suspects à être inculpés dans cette affaire, ils sont accusés par le parquet néerlandais d'avoir convoyé le système de missiles anti-aériens BUK, avant que celui-ci ne soit tiré par d'autres personnes encore non identifiées. La Russie et l'Ukraine n'extradant pas leurs ressortissants poursuivis à l'étranger, les quatre hommes ne sont pas présents aux audiences. Ils sont donc jugés par contumace. Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a déclaré vendredi que le travail du tribunal s'effectuerait "en toute indépendance". Ce procès, qui pourrait durer jusqu'à cinq ans, "est une étape très importante pour parvenir à la vérité mais aussi à la justice pour les victimes et leurs proches", a affirmé M. Rutte. Les quatre accusés encourent la perpétuité. (Belga)